Méditation – Le 9ème commandement

Méditation 46 du mardi 12 mai
9ème commandement
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Exode 20.16.
Le contexte est ici celui d’un tribunal, d’une cour de justice. L’évocation du faux témoignage se rapporte à l’importance de servir avant toute chose la vérité lors d’un procès et de s’interdire dès lors tout parjure (qui définit précisément la volonté délibérée de porter un faux témoignage dans le but d’accabler quelqu’un ou servir ses intérêts propres ou ceux d’un proche). Il est à noter que ce 9ème commandement se situe entre le 8ème et le 10ème commandement (Lapalisse n’aurait certes pas dit mieux). Deux commandements que nous traiterons demain qui interdisent de porter atteinte et de désirer pour soi les biens de son prochain (« Tu ne commettras pas de vol » en Exode 20.15 et « Tu ne convoiteras pas » au verset 17). Précédemment encore, Dieu mettait en place des dispositions de protection (commandements 6 et 7) : la vie contre le meurtrier ; le foyer et la famille contre l’adultère.

Par ce 9ème commandement, Dieu manifeste le souci de la préservation de notre intégrité, celle de la réputation de ses enfants. Et ceci bien au-delà des tribunaux… Que ce soit dans notre contexte familial, professionnel ou ecclésial, notre renom a de la valeur aux yeux de Dieu. Et cela nous engage, à notre tour en tant qu’enfants de lumière, à refuser toute forme de calomnie, de commérage ou d’arrangements coupables avec la vérité. Ainsi, appuyant l’importance de veiller à bien parler les uns des autres, l’auteur des Proverbes nous rappelle qu’un « nom est préférable à de grandes richesses, la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or » (Proverbes 22.1), et l’apôtre Jacques nous invite à faire de notre bouche une source de vie et de bénédictions plutôt que d’amertume et de malédiction (Jacques 3.9-12). Mes frères et sœurs, que nous puissions examiner attentivement aujourd’hui ce qui sortira de nos lèvres, et que demandions à Dieu d’accorder à notre cœur davantage de tendresse et de douceur.
Erwan CLOAREC