Mot du pasteur – décembre

« En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. »  Luc 2.1-7

Cette nuit de Noël, un homme se comportait comme un dieu, ordonnant de recenser par-delà toute la terre ses sujets, alors que cette nuit-là, au même moment, Dieu naissait à une vie d’homme dans l’humilité, dans l’anonymat…

Le choix fait par l’évangéliste de dessiner par contraste l’opposition entre la démarche d’abaissement de Dieu vers l’homme, et celle d’élévation de l’homme vers Dieu est touchante. Elle nous parle de l’amour de Dieu, et de la détermination de sa grâce. Né dans une étable empruntée, ouverte à tous les courants d’air, il manquait de place. Et pourtant, sachant le peu de cas qu’on ferait de lui, et l’opposition qu’il recevrait, Jésus est venu nous rencontrer pour nous apporter la paix, l’espérance et le pardon, et nous élever vers l’humilité.

En cette période de l’Avent qui s’ouvre, c’est cette bonne nouvelle de l’Évangile que nous ne nous lassons pas de fêter et d’annoncer autour de nous. Alors à chacun et chacune, bonne fête de l’Avent !

Pastoralement,

Erwan Cloarec