Mot du pasteur – juillet

« Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’a racheté ; c’est pourquoi je te donne aujourd’hui ce commandement. »  Deutéronome 15.15

Toute la piété juive, et le don même de la Loi au Sinaï, est traversé par cette invitation au souvenir. Un devoir de mémoire dirait-on aujourd’hui ; mais aussi un exercice de reconnaissance. Se souvenir, discerner ensemble, les actes de fidélité et de libération de Dieu par le passé, pour envisager le futur avec confiance et sérénité. Le jour du sabbat en particulier est donné pour cela. C’est ainsi que le livre du Deutéronome l’exprime « Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos. » (Dt 5.15). Un temps particulier donc qui est offert pour tout reposer devant Dieu. Pour se resituer face à lui, considérer son œuvre et ses œuvres, bonnes.

Ce temps autrement des vacances qui est devant nous est donné comme un temps pour respirer et se souvenir. Et mieux se repositionner pour la suite. Comme un jour de sabbat prolongé, à la faveur de l’été. Se souvenir de la fidélité éprouvée de Dieu dans l’année écoulée, tant dans nos vies personnelles que dans notre vécu communautaire. Et indéniablement Dieu a été fidèle, présent, secourable, agissant dans tout ce que nous avons traversé ensemble. Puis un temps pour se repositionner devant Dieu en vue de la suite.

Afin de permettre tout ce travail de « retour » et de mise en perspective, nos activités d’Église vont connaitre un temps de répit, mais pour mieux nous attendre à la fidélité de Dieu dès la rentrée. Alors à chacun un beau temps de vacances, de sabbat prolongé. Que ce soit un temps réservé pour dire notre reconnaissance et notre confiance à ce Dieu qui nous aime.

Pastoralement,

Erwan Cloarec