« Que la Parole de Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse » (Colossiens 3.16)

« Que la Parole de Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse : qu’elle vous inspire une pleine sagesse, pour vous instruire et vous avertir les uns les autres ou pour chanter à Dieu de tout votre cœur des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l’Esprit afin d’exprimer votre reconnaissance à Dieu. Dans tout ce que vous pouvez dire ou faire, agissez au nom du Seigneur Jésus, en remerciant Dieu le Père par lui », Colossiens 3.16-17.

Ces paroles de l’apôtre Paul, adressées à l’Église de Colosses, m’ont exhorté tout au long de cet été à saisir à nouveau le privilège immense de faire partie de l’Église que Christ a fondée à la croix. Il est bon de se rappeler avec l’apôtre la richesse et la sagesse qui s’expriment par la Parole et par le Saint-Esprit que notre Sauveur met à notre disposition.

Alors que l’actualité récente dresse le constat d’une « panne » des relations humaines, qu’elles soient institutionnelles et sociétales (mouvement des gilets jaunes par exemple), professionnelles (selon une récente étude, la première cause de souffrance au travail sont les problèmes relationnels[1]) ou familiales (dû à l’explosion du schéma familial traditionnel), il me semble également opportun de retrouver ce qui fonde notre identité en tant que chrétien, socle sur lequel repose nos relations aux autres dans l’Église.

  1. I.                    Notre Père        

Aussi évident que cela puisse paraître, notre identité réside tout d’abord… dans le vis-à-vis à notre Créateur. C’est l’exercice régulier de remercier Dieu le Père qui nous permet de prendre conscience de notre propre valeur, de l’amour qui nous est porté par lui et du soin particulier qu’il renouvelle à notre égard jour après jour.

Sans acceptation d’un Dieu transcendant qui nous connaît parfaitement et qui sait ce dont nous avons besoin[2], il est difficile, pour ne pas dire impossible, de construire de manière juste notre identité.

  1. II.                  Notre Seigneur Jésus

En tant que chrétien, nous affirmons et proclamons que le Christ est venu à notre rencontre, Dieu s’est incarné parmi les hommes ! De cette affirmation découle notre volonté de le suivre[3]. Suivre Jésus, c’est lui accorder l’autorité sur nos vies, d’où le fait de l’appeler Seigneur (ce qui, lorsque nous y réfléchissions bien, n’a rien d’anodin !).

C’est parce que Jésus est venu à notre rencontre, parce qu’il montre la voie de la perfection dans tous les domaines que nos relations sont appelées à suivre le même chemin. Quelle exigence ! Mais quel privilège d’avoir un exemple à « portée de main ».

  1. III.                L’aide du Saint-Esprit

La sanctification à laquelle nous sommes conviés serait un fardeau impossible à porter sans l’aide précieuse du Saint-Esprit. Cette personne nous inspire, pour reprendre le terme employé par Paul, et nous guide dans notre louange à Dieu, notre compréhension de son plan pour nous et bien évidemment dans nos rapports les uns aux autres. Ainsi s’offrent les opportunités de nous enseigner, de nous avertir, de chanter ensemble et d’exprimer notre reconnaissance commune au Seigneur !

Ce rappel trinitaire de l’apôtre Paul n’est pas neutre alors que l’Église de Colosses semble vivre des temps difficiles où des divisions apparaissent. Il permet de situer à nouveau le cadre nécessaire de nos interactions dans la communauté locale à laquelle nous appartenons. Il souligne à nouveau la nécessité de passer du temps ensemble, autour de la Bible, dans un esprit d’unité et dans un souci de s’encourager, de s’exhorter, de découvrir les richesses divines dont nous sommes les bénéficiaires.

La rentrée sonne la reprise de nos différents petits groupes[4], éléments indispensables d’une vie d’Église équilibrée et épanouie. Compléments nécessaires de nos cultes, ils permettent de trouver des lieux conviviaux et intimistes afin que nous puissions mieux nous connaître et être des soutiens mutuels. Vécus cette année autour de l’Évangile selon Marc dans les groupes de quartier, nous apprendrons davantage à saisir qui est notre Sauveur, la portée de son ministère, de son œuvre à la croix et de sa résurrection pour chacun d’entre nous, mais aussi pour nous en tant qu’Église qui lui appartient.

Je ne serais trop vous conseiller de ne pas en faire l’économie, car ce serait se couper d’un lieu d’encouragement, d’accueil réciproque, de prière et de reconnaissance. L’un ou l’autre groupe vous conviendrait, j’en suis certain.

S’il fallait encore vous convaincre, j’aimerais vous citer un passage de l’Évangile de Marc, comme un avant-goût de ce à quoi nous devons aspirer :

« Quelques jours plus tard, Jésus se rendit de nouveau à Capernaüm. On apprit qu’il était à la maison. Une foule s’y rassembla si nombreuse qu’il ne restait plus de place, pas même devant la porte ; et Jésus leur annonçait la Parole de Dieu. On lui amena un paralysé porté par quatre hommes. Mais ils ne purent pas le transporter jusqu’à Jésus, à cause de la foule. Alors ils montèrent sur le toit, défirent la toiture de la maison au-dessus de l’endroit où se trouvait Jésus et, par cette ouverture, firent glisser le brancard sur lequel le paralysé était couché.

Lorsqu’il vit la foi de ces gens, Jésus dit au paralysé : Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.[5] »

La réaction de Jésus face aux efforts déployés par le paralysé et ses amis est extraordinaire : elle souligne son intérêt pour le soutien que nous nous devrions déployer les uns aux autres. Jésus pose par son attitude toute l’attention qu’il porte aux liens d’amour qui devraient nous animer. C’est un challenge qu’il nous adresse, qui nous questionne et auquel nous devons une réponse !

Kévin LE LEVIER

 

 

 

 

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[2] Voir Matthieu 6.32 sur l’aspect des biens matériels par exemple.

[3] Ce que signifie d’ailleurs le mot « chrétien » : celui qui suit le Christ.

[4] Groupes de quartier, groupe pour les jeunes adultes, groupe féminin, groupe d’hommes.

[5] Marc 2.1-5